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Raymond Yans, président de l'OICS, Organisme International de Contrôle des Stupéfiants qui représente 90 % des pays du monde, met en garde contre les initiatives qui visent à étendre l'utilisation de substances placées sous contrôle international au-delà des fins médicales et scientifiques.
"La limitation de l'utilisation des substances placées sous contrôle international à des fins médicales et scientifiques est l'une des pierres angulaires du cadre négocié et convenu par la communauté internationale. Renier cet engagement non seulement violerait la lettre des conventions, mais compromettrait également les objectifs humanitaires du régime de contrôle des drogues, et constituerait une menace pour la santé et le bien-être publics.


Les partisans de ces idées ont fait valoir que leurs initiatives permettraient de résoudre les problèmes
liés aux marchés de drogues illicites. Dans mon avant-propos au Rapport annuel, j'explique pourquoi cela ne fonctionne pas et pourquoi les traités de contrôle des drogues sont les meilleurs outils dont on dispose pour faire face au problème mondial de la drogue et protéger l'humanité contre les souffrances causées par l'abus de drogues et les effets – criminalité et violence, notamment – du trafic et de la production illicite de ces substances."

Raymond Yans

L'OICS est un organe de contrôle indépendant et quasi judiciaire qui est chargé de surveiller l'application des traités internationaux relatifs au contrôle des drogues.

M. Raymond Yans est entre autre connu pour sa lutte contre la banalisation progressive des drogues en Europe (notamment en Belgique). Il prône un effort plus soutenu des politiques de prévention, notamment contre l'usage important de cannabis chez les jeunes. Il rappelle que le cannabis est une véritable roulette russe, dont les effets peuvent être anodins chez l'un ou dangereux chez l'autre, et recommande aux autorités d'accroître leurs efforts pour prévenir le premier usage de drogues. Il demande aux responsables, aux enseignants, aux parents de ne pas baisser les bras face à la banalisation croissante du cannabis.

 

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